André Citroën, le visionnaire


André Citroën est né le 5 février 1878 à Paris dans le 9è arrondissement.
Nourri des romans de Jules Verne, impressionné tout jeune par la tour Eiffel symbole de progrès qu'il vit construire, encouragé par sa mère qui l'éleva seule après la mort prématurée de son mari (Lévie Citroën décède en 1884), fidèle aussi au respect du travail bien fait de tradition dans sa famille, André Citroën résolut d'être ingénieur.
Après de brillantes études secondaires, il entra donc à l'École polytechnique en 1898.
Après sa sortie de l'École et son service militaire acompli, il se met en devoir d'exploiter un brevet de taille des engrenages en forme de chevron qu'il avait acqui au cours de vacances en Pologne en 1900.

André Citroën Polytechnicien

Stand Mors au salon de l'auto de 1910

Et dès 1902, il ouvre un petit atelier d'engrenages. C'est en 1905 qu'est créée la Société des engrenages Citroën, Hinstin et Cie.

Très vite il connaît le succès et, en 1908, André Citroën est nommé directeur général et administrateur des automobiles Mors, une firme d'automobiles en perte de vitesse qui avait connu des beaux jours aux débuts du siècle.
Il définit de nouveaux modèles, réorganise la fabrication et en six ans décuple les ventes.


Dès ce moment, il groupe autour de lui des collaborateurs de valeur qui l'accompagneront dans son ascension :
Georges-Marie Haardt, sera de tous le plus proche de Citroën dont il deviendra rapidement l'ami.
Louis Guillot, ingénieur des Arts et Métiers, a fabriqué des avions avec les frères Morane.
Félix Schwab, formé à l'École Supérieure de Commerce de Paris et polyglotte, va très vite se spécialiser dans les exportations où il fera merveille.
Alfred Pommier, au visage rond et avenant, deviendra un directeur commercial affable et subtil.
Citroën encadré à sa droite par Schwab et à sa gauche par Pommier Citroën au premier plan, derrière lui, Haardt